Le studio Lightbox (ex-Incognito) remanie largement la formule de son jeu de tir à la troisième personne. De l’univers aux mécaniques de jeu, il y a beaucoup à découvrir et Starhawk se donne même la peine de déguiser son tutorial en véritable campagne solo.
Space cowboy
Ce n’est pas l’or mais une énergie étrange et puissante qui motive la conquête spatiale. Malheureusement, elle infecte les colons qui se transforment alors en redoutables mutants.Une situation qui oblige à s’offrir la protection de mercenaires. C’est là que vous intervenez ! Relativement peu exploitée dans le jeu vidéo, la thématique du western futuriste est rafraîchissante. Le design général de l’arsenal, des véhicules ou des bâtiments demeure assez générique, ce qui est regrettable. Heureusement, Starhawk a d’autres cartouches. Comme dans Warhawk, il s’agit d’un TPS dans lequel on peut emprunter divers véhicules (moto, jeep, tank, Mécha se transformant en avion) et l’action s’assaisonne d’une pointe de gestion et de stratégie. Vous pouvez en effet utiliser des points de ressources (obtenus en éliminant les adversaires) pour demander le largage de structures à peu près n’importe où sur le champ de bataille. Bunkers, murs, tourelles, tours de sniper, bases de méchas, centres de réparation, les possibilités sont nombreuses. Cela dit, en solo, l’action prend souvent un tour défensif assez répétitif. Que ce soit clair : malgré la présence de cette campagne, Starhawk demeure un titre multijoueur avant tout.
La somme des parties
Les affrontements qui opposent jusqu’à 32 joueurs dans des modes relativement standards (matchs à mort, capture de drapeau, prises de zones) gagnent clairement en intérêt avec le système de construction. Renforcer sa base, établir des relais de ravitaillement, jouer les fouines en construisant des structures à proximité, voire au cœur d’un camp adverse… une réelle dimension stratégique vient renforcer les possibilités offertes par l’arsenal, les véhicules et les petits bonus acquis via des points d’expérience. Néanmoins, pour diverses raisons, la synergie entre les différents éléments de gameplay peine à se créer. Beaucoup de véhicules ne disposent que d’une seule place. Pas de quoi favoriser l’esprit d’équipe... L’arsenal manque d’équilibrage, avec un lance-roquettes trop puissant et polyvalent alors que le fusil de précision, à cause de son laser de visée détectable avant le tir, devient quasi-inutile. Et malgré leur diversité visuelle, les 5 environnements présents n’offrent pas des situations extrêmement variées.
Plus gros que le ventre ?
Ne vous y trompez pas, Starhawk reste amusant, défoulant, avec une prise en main agréable, mais l’expérience finale s’avère proche d’un Halo ou d’un Unreal Tournament sans en avoir la profondeur ni la richesse de contenu. Difficile de se défaire de l’impression d’un jeu initialement conçu pour le PSN à un prix modique avant de bénéficier in extremis d’une sortie magasin à un tarif supérieur.
Test réalisé par Frédéric Dufresne.