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Kat n’est pas une blondinette ordinaire : son chat Poussière lui permet de défier les lois de la pesanteur. La jeune fille se réveille, amnésique, à Hekseville. Cette cité suspendue est en proie à des tempêtes gravitationnelles destructrices et à des attaques de monstres. En voulant aider les riverains, la demoiselle tombe sur un vieil homme, qui cache un portail dimensionnel sous son manteau. Grâce à cela, elle découvre qu’elle peut restituer des morceaux de la ville, absorbées par les tempêtes. Mais une autre fille, aux pouvoirs similaires, ne semble pas voir cela d’un bon œil... Cette histoire un peu surréaliste, plonge le joueur dans un univers rétro-futuriste, extrêmement bien rendu graphiquement, entre science-fiction et onirisme. Dès les premières minutes de jeu, on est conquis par le charme monumental qu’il dégage : la splendeur des décors vertigineux, les dialogues racontés sous forme de BD, les personnages singuliers, la bande-son magique. La direction artistique renvoie les amoureux d’animation japonaise et les bédéphiles à Miyazaki et Mœbius, du temps où le réalisateur et l’auteur s’inspiraient mutuellement. Un régal.
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Newton, ce bout-en-trainLe jeu se dote d’un gameplay original et intuitif. Les pouvoirs de Kat lui permettent, d’une pression sur R, de flotter en apesanteur, puis, après un deuxième appui, de modifier temporairement le sens de sa propre gravité. Elle peut ainsi se faire tomber, et donc se projeter, vers n’importe quelle direction (murs, plafonds, ciel...). Une sensation grisante. On s’élance ainsi de mission en mission, au gré des icônes qui s’affichent sur la carte de la ville, nous menant jusque dans les tréfonds de la cité. La plupart du temps, le but est de suivre un parcours, tout en combattant des Nevis, des bestioles noires, avec un ou plusieurs orbes rouges disséminés sur le corps (leurs points faibles). La jeune fille combine sa maîtrise de la pesanteur avec son agilité au combat, pour fondre sur ses adversaires avec des "coups de pied gravitationnels". Kat peut aussi créer un champ d’attraction pour transporter ses objets et les projeter violemment. De nombreux et mémorables boss se dressent sur son chemin. En marge du scénario principal, pas mal d’activités s’offrent à elle, comme collecter les nombreuses gemmes, disséminées un peu partout. Ces dernières permettent d’améliorer les pouvoirs et les capacités de l’héroïne. Mais aussi de réactiver certaines parties de la ville, pour débloquer des défis (courses, time attack...), afin d’engranger encore plus de gemmes.
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Signé Kat’s EyesLes fonctions gyroscopiques et tactiles de la PS Vita sont largement mises à contribution, pour prendre en main la "Gravitéenne". On oriente la direction vers laquelle on souhaite changer la gravité en inclinant la console (ou avec le stick droit, moins réactif), on esquive les attaques d’un coup de doigt sur l’écran tactile. De bonnes idées, pour un résultat très convenable dans l’ensemble. Mais la maniabilité n’est pas toujours optimale quand l’action s’intensifie. La caméra à tendance à facilement nous perdre, ou à devenir folle, et le gyroscope n’est pas toujours évident à utiliser efficacement, en fonction de là où l’on se trouve pour jouer. Hormis cette gêne, Gravity Rush reste une énorme réussite. Une vraie perle d’aventure, à découvrir pour les récents acquéreurs de la portable de Sony, pour qui elle devient l’un des tous meilleurs titres à ce jour. Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser. |
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